Les Histoires Atroces du C.A.K.E.

La rentrée littéraire de Méthylène Craspec

Ma rentrée littéraire 2010 ou Comment j’ai foiré mon bac L par amour des livres…et du cul du prof de sport

par Méthylène Craspec

 

Quoi de neuf en cette rentrée ? Toujours les mêmes vieux schnoques (D’Ormesson au hasard), les mêmes émissions dites littéraires présentées par des animateurs nuls (Giesbert, toujours au hasard) : il fallait voir vendredi dernier la jeune chroniqueuse lécher les bottes du vieil académicien aux yeux bleus, c’était dégoûtant (j’ai même cru à un moment qu’elle allait lui faire une gâterie en direct…). Et moi alors : quoi de neuf dans ma vie ? Je vais vous résumer l’histoire : fille unique d’un couple de librairies indépendants ayant pignon sur le Capitole à Toulouse (oh Toulouououse…), aimant les livres jusqu’à la névrose (psychose ?), avec mon Q.I. de 142, je devrais être à l’heure qu’il est en hypokhâgne à Paris, à moitié bourrée à la bière, en train de faire des trucs cochons avec un étudiant en troisième année d’école de commerce qui met une cravate et vient de s’inscrire aux jeunes U.M.P. alors qu’il a déjà l’air plus vieux que son père. Mais la vie en a voulu autrement, enfin disons que j’ai préféré freiné un peu ce processus inéluctable : je me suis débrouillée pour foirer mon bac L afin de redoubler ma terminale. Pourquoi ? Parce que papa et maman sont trop riches pour que j’ai droit à une bourse mais trop radins pour subvenir aux besoins de leur fille unique… J’aurais du bosser au Mac Do pour payer mon deux-pièces pourri sous les toits dans une rue mal famée fréquentée par des putes et des toxicos : merci du cadeau ! En plus, j’ai un défi de taille que je n’ai pas réussi à réaliser l’an dernier : coucher avec mon prof de sport (c’est le sosie de Camille machin, vous savez le champion de natation). Et puis si j’étais partie de chez moi, expliquez moi comment j’aurais pu lire tous les bouquins de la rentrée en avant-première pour vous en parler ?

Donc, quoi de drôle dans cette rentrée littéraire ? Le dernier Houellebecq : à l’intérieur, on croise Jipé Pernaut qui fait son coming-out sur France 2 (de quoi le rendre presque sympa, même quand on adore la chanson de Sexy Sushi). Le premier roman de Quiriny, « Les assoiffés » me paraissait très marrant et maintenant que je sais que Josyane Savigneau le déteste, je l’aime encore plus : il raconte la vie d’une dictature dirigée par des féministes enragées et surtout c’est une critique des intellectuels qui voyagent dans les régimes totalitaires sans jamais rien voir de bizarre. Sinon, on va rigoler moyen avec encore un nouveau Nothomb et pire que tout un nouveau Amanda Sthers (j’ai déjà dit que je détestais l’ex-Madame Bruel ? Oui, ben, je le redis alors). Au rayon des bonnes surprises, j’attends de pied ferme « Monsieur le comte au pied de la lettre » de Philippe Annocque (Quidam), le nouveau Echenoz et bien sûr mes deux Américaines préférée : Oates et Kasischke. Dès que je les ai lues, je vous dit ce qu’il en est… En attendant, évitez de lire n’importe quoi (y en a qu’on essayé, ils ont eu des problèmes).

 

Ma visite au salon du Livre (épisode 2)

par Méthylène Craspec

 

De retour dans ma bonne vieille ville de Toulouse qui sent toujours aussi bon la violette et la saucisse, je dois vous faire part de mes dernières aventures au salon du Livre de Paris. Comme d'hab', les gens faisaient la queue comme des connards pour se faire signer les dernier Nothomb et le dernier Gavalda, comme d'hab' y avait pas un chat pour les écrivains talentueux, bref, la routine. Une des premières choses que j'ai faite une fois sur place, ça a été de me procurer ce génial pin's disant « je n'ai pas de livres à éditer mais je couche », ensuite il m'a fallu ruser pour éviter de croiser d'Ormesson (il a quand même attiré 500 personnes à une conférence, ce vieux croulant aux faux airs de Pompadour sur le retour !). Quand j'ai vu la queue monumentale qui se formait devant le stand d'Anna Gavalda, je me suis dit, telle la racaille de base du 93 : « ma petit Méthylène, y a du pognon à se faire ». C'est ainsi que j'ai fait raquer 20 euros aux gens qui voulaient passer devant les autres dans la file. Comment j'ai fait me direz-vous ? Si vous posez cette question c'est que : 1) vous n'avez jamais été une jolie fille de 17 ans qui n'a pas froid aux yeux ; 2) vos parents ne tiennent pas une des plus grandes librairie indépendantes de province qui sait accueillir les auteurs qui vendent bien avec l'élégance et la débauche de moyens digne de ce que les vieux millionnaires impuissants offrent à la plus belle call-girl de l'agence. Bref, pour vous la faire courte, j'ai flirté avec le vigile et j'ai copiné avec Anna en lui promettant un week-end gastronomique tous frais payés dans la ville rose. Entre deux séances de six heures de dédicaces, on est allée se péter au vin blanc et s'empiffrer de petits fours, moi et Anna : elle est plutôt sympa comme fille en fait et elle tient mieux l'alcool que Camille Laurens. On s'est marrée comme des vieilles copines de lycée à dire du mal des autres femmes qui écrivent : Marie Darrieussecq est plate comme une limande, Véronique Ovaldé était obèse en sixième (y a sa photo sur « Copains d'avant »), il paraîtrait que Delphine de Vigan sortirait avec un taulard rencontré sur le net, etc.  Bref, c'était coolos et on a même déliré en imaginant Finkielkraut et Chloé Delaume en train de s'envoyer en l'air devant Eric-Emmanuel Schmidt avec un mix de Mozart et d'Indochine en fond sonore. Elle est seule en ce moment et elle se fait chier comme un rat mort. Du coup, elle m'a invité à Noirmoutier cet été dans sa maison de campagne : j'ai dit peut-être mais franchement j'espère que j'aurais un autre plan…       

 

Ma visite au salon du Livre (épisode 1)

par Méthylène Crapec

 

Alors que j'étais dans le T.G.V. Toulouse/Paris, en route pour le Salon du Livre, j'eus une envie pressante d'aller aux toilettes. En passant devant un compartiment, je découvris la fine fleur des écrivains bankable plus tout jeunes. Eric-Emmanuel Schmidt partageant son sauciflard avec le truculent Sollers qui, je le voyais de là où j'étais, se foutait de sa gueule de ce connard satisfait sans que l'autre ne pipe mot (c'est là que c'est le meilleur en général). Les toilettes étaient occupées par un vieux décati dont les problèmes de prostate s'ajoutaient à un début de gastro : quand il passa devant moi, je me rendis compte avec étonnement qu'il s'agissait du plus très sémillant D'Ormesson. Il rejoignit ses compagnons de cellule avec qui il parla Mozart et Chateaubriand, comme de bien entendu en pareil cas (je parle du fait d'être entre écrivain dans un T.G.V. en retard pour le Salon du Livre, pas de la gastro). Quant à moi, enrageant à cause de l'absence de papier, je fonçais dans le compartiment des viocs.

¾ Vous désirez une dédicace mademoiselle ? dit Schmidt en me tendant son infâme « Concerto à la mémoire d'un ange ».

¾ Non, merci mais vous auriez pas du P.Q. ? Votre ami a tout utilisé, dis-je en hésitant à prendre le bouquin pour me torcher avec.

¾ C'est pas mon ami, il pourrait être mon père.

¾ Et même votre grand-père, cher Eric-Emmanuel…, dit le vieux d'une voix de fausset.

Je passais une bonne partie du trajet à lire le dernier Joyce Carol Oates, enfin autant que cela était possible au milieu des pleurs de bébés, de la musique des lecteurs MP3 et des appels au portable d'hommes d'affaires ou de vulgaires connasses parlant chiffon et baby-gros. Plus tard dans la soirée, les évènements se précipitèrent : en vrac, je faillis me faire violer par D'Ormesson qui avait par mégarde avalé le viagra de Sollers à la place de son somnifère, je trouvais une souris dans un sandwich tomate-mozarella à 6,50 euros, des éditeurs de province sexagénaires me firent des propositions indécentes (alors même que je n'avais rien à publier), etc.

Aahhhhhhhhh, le salon du livre ! Où, ailleurs qu'au Salon du Livre de Paris, peut-on voir le gros réac raciste Alain Finkielkraut taper la causette avec la crypto-gothique bipolaire fan d'Indochine Chloé Delaume ? De quoi peuvent-ils bien parler ? Il doit essayer de la lancer sur les conséquences en France du conflit israélo-palestinien et elle doit détourner la conversation vers le côté Dorian Gray de Nicolas Sirkis lors de son dernier passage à « Taratata », à moins qu'elle ne tente de le titiller sur l'autofiction, Jean-Jacques Schul, Guyotat ou Duras… J'aimerais être une petite souris (ou une bulle de champ' : je serais mieux placée) pour entendre ce qu'ils se disent, ces deux-là.  

(à suivre…)

 

Ma rentrée littéraire ou Comment je me suis trouvé une nouvelle tête de Turc

par Méthylène Craspec

Alors que ma mère veut me persuader de faire des études de Lettres, mon père du droit, ma tante Sciences Po et ma mémé de me marier au plus vite avec le gentil voisin qui a une Mercedes et un compte en Suisse à 22 ans (entre nous, je crois qu'il est dealer et proxo mais dites rien à ma mémé, elle est cardiaque, ça pourrait la tuer), moi je lis les bouquins de la rentrée littéraire de janvier, persuadée que j'aurai mention très bien au Bac en relisant vaguement les cours la veille au soir. Pour une fois, on ne va pas s'acharner sur ce pauvre neuneu de Nanard Werber : en attendant la mort, défoulons-nous un peu sur Arnaud Molinié, auteur de Qu'as-tu fais de cet amour ? (oh le beau titre à la Guillaume Musso, on voit que le gars est un spécialiste de la com). Ce trentenaire un brin tête à claque cherche le bâton pour se faire battre : il a écrit ce bouquin à 17 ans (à part Rimbaud qui a écrit un truc potable à 17 piges franchement ?) ; fait aggravant, sa préface est du sémillant mais non moins inepte Alex Jardin ; mais pire que tout, dans le civil, le gugusse est PDG de Lagardère Entertainment, excusez du peu. Pour couronner le tout, on apprenait dans la dernière émission de La grande librairie qu'il a produit des merdes du genre Joséphine Ange gardien et il défend les myopathes (because un brother atteint, ou juste un plaisir malsain ?). Dans son bouquin, des mecs à la ramasse (un flic et un écrivain) parlent aux étoiles et s'interrogent sur l'amour…mais il y a sûrement mille autres événements passionnants dans ce roman heureusement très court (170 pages). Morale du livre : il faut savoir saisir le bonheur quand on le rencontre et seul l'amour compte finalement…putain, tu m'en diras tant. Arrêtons de parler ramassage des ordures et revenons un peu aux vrais livres, si si y en a, je vous jure, faut chercher mais y en a. Une confirmation d'abord, avec le nouveau roman de Rachel Cusk, Les variations Bradshaw : dans ce troisième livre publié en France, elle continue, comme dans Arlington Park à ausculter les failles et les maux du couple contemporain. Déception, par contre, avec Claude Pujade Renaud qui, malgré un sujet en or (le couple de poètes Sylvia Plath et Ted Hugues) se plante avec Les femmes du braconnier, à trop vouloir faire dans le roman « choral ». En effet, outre des problèmes de style assez évidents, la construction du roman pose problème : personnellement, je me contrefous de l'avis de la mère de Sylvia ou de la proprio de l'endroit où elle passe sa lune de miel, seule la voix de Sylvia, l'écrivain, la femme, la fille, la mère m'intéresse… Sinon, je remets officiellement la palme de l'écrivain le plus puant d'orgueil et d'auto-satisfaction béate à Yasmina Khadra (sans doute le seul prix qu'il remportera jamais). La prochaine fois, vous aurez droit à un spécial « Salon du Livre » mais pour l'instant c'est les grosses vaches et les porcs qui occupent les stands …

 

Ma rentrée littéraire de janvier ou La Chandeleur avec ou sans Eric Chevillard

par Méthylène Craspec

           Je sais aujourd'hui à quoi ressemble l'Enfer, à condition qu'il existe bien entendu, ce qui est loin d'être évident, je vous l'accorde. L'Enfer, c'est attendre le sémillant Eric Chevillard, invité en dédicace à la librairie en compagnie de l'assommante Camille Laurens, qui tape l'incruste à la librairie parce que, selon ses mots, elle « a vu de la lumière et que ça sentait la crêpe » (on sent l'auteur durassienne, y a pas à dire !). Quelle conne cette femme ! Elle a voulu jouer à la nounou avec moi : « on va faire les crêpes ensemble Méthylène, comme ça va être amusant ! ». Amusant, mon cul : à cause d'elle, je me suis brûlée avec la poêle et j'ai renversé la moitié de la pâte, sur son chemisier tout neuf (bien fait pour sa gueule !). Du coup, j'ai pratiquement dû la virer des cuisines à coup de pied au cul vu que pendant ce temps la librairie était remplie et que le gens commençaient à gueuler que les crêpes n'arrivaient pas assez vite (putain, c'est une librairie, pas Mac Do !). Comment elle la veut sa crêpe, la bourgeoise ? Sans sucre, sans confiture, sans chocolat, sans rien. Durassienne la crêpe, quoi… « Y a du lait ? » Non connasse, on fait des crêpes sans lait, c'est bien connu…je l'aurais baffé. A mon avis, sa Romance nerveuse  ne vaut pas un kopeck mais alors question caca nerveux elle est pas la dernière...elle voulait absolument savoir s'il était marié Eric Chevillard : « je dis ça parce qu'il a l'air drôle dans ses livres, alors s'il est pas marié, je tente ma chance ». J'ai rien dit mais j'en pensais pas moins. A un moment, elle me faisait tellement chier avec ses délires de persécution que j'ai menacé d'appeler Marie Darieusseq : ah ça, ça l'a calmé, c'est moi qui vous le dit, elle s'est planqué dans un coin avec le dernier Giesbert et elle a plus moufté, la blondasse à l'allure de dame du C.D.I. (lisez ou relisez ce qu'en dit Jourde dans « La littérature sans estomac »).      

Pour finir, Chevillard nous a laissé choir. Tiens, c'est marrant : c'est aussi le titre de son roman. Excellent le roman, je vous le conseille et je ne suis pas la seule : j'ai vu deux libraires bien sous tous rapports en venir aux mains pour s'approprier l'unique exemplaire envoyé par le service de presse. Du coup, on est restées comme des connes Camille Laurens et moi pendant que ma mère enlevait sa belle robe, achetée spécialement pour la visite d'Eric, pour enfiler un vieux jean. On s'est empiffrées de crêpes et on a fini la soirée bourrée au cidre, en soutif à danser sur les tables de la librairie sur du David Guetta (c'est dire si on était bourrée). Enfin, moi je dansais sur la table parce que Camille était trop occupée à piétiner le dernier roman de Claire Castillon en éructant : « elle est jeune, jolie et en plus elle vend la salope : j'aurai sa peau ! ».

 

Ma rentrée littéraire de janvier ou Comment l'envie me reprend de jouer à la poupée

par Méthylène Craspec

           Sur les presque 500 livres de cette rentrée de janvier, que lire ? Je vous le demande. Pour ma part, j'ai envie de dire que comme Bartleby « je préfèrerais ne pas » lire le dernier Nicolas Rey (si seulement ça pouvait être son ultime), le dernier Giesbert (encore une histoire d'amour à la con…y en a marre : y a pas que l'amour dans la vie, merde !), j'en passe et des pires. Non, si vous voulez découvrir une nouvelle venue dans le monde des lettres et pénétrer dans un univers qui vous est inconnu et à ma connaissance rarement (voire jamais) traité en littérature, lisez plutôt La centrale d'Elisabeth Filhol publié par P.O.L. qui se déroule dans une centrale nucléaire. Si vraiment vous voulez lire des histoires d'amour (franchement, mieux vaut les vivre, non ?) allez plutôt voir du côté de Hélène Frédérick qui publie La poupée de Kokoschka chez Verticales. Cette jeune Québécoise, ancienne libraire, dont c'est le premier roman, nous  plonge dans les affres de la création, du fantasme, du désir à travers l'histoire vraie de la poupée d'Oskar Kokoschka. A Munich, en 1918, une jeune femme (dont nous lisons le journal) se voit confier la responsabilité de créer une poupée grandeur nature à l'image exacte d'Alma Malher, la maîtresse perdue de l'artiste, Exceptionnellement, je vous offre un extrait :   « Notre première rencontre, il y a quelques semaines : un contact nébuleux, brûlant et tiède à la fois, une compréhension mutuelle dont je dirais qu'elle est, et restera à mon avis, "difficile". En même temps que pétri de volonté et d'orgueil, K semble intimement, pour ne pas dire infiniment marqué par le combat, par la douleur physique et… (il y a une autre douleur encore, que je n'arrive pas bien à nommer). Un front très bas, un visage carré. Des yeux qui, on dirait, scrutent dans l'obscurité même lorsqu'il fait jour. Dans la sienne il m'a semblé que ma main aurait pu se briser. Pourtant je pouvais aussi bien l'imaginer caressante. ». And now, something completly different. Opportuniste, Lilian Thuram ? Non, à peine : sous prétexte qu'il est connu et Noir, il publie sous son nom (mais en collaboration avec Bernard Fillaire) Mes étoiles noires, de Lucy à Barack Obama (admirez, messieurs-dames la sobriété de ce titre) qui paraît aux éditions Philippe Rey. Le livre renferme les portraits d'une quarantaine de personnalités noires, de Martin Luther King à Aimée Césaire, en passant par Billie Holiday, Mohammed Ali et Barack Obama. A part ça, j'essaye de trouver un auteur canon que mes parents pourraient faire venir en dédicace à la librairie : Arnaud Cathrine, avec ses yeux bleus assortis à sa chemise est en bonne place sur ma liste, reste à lire son bouquin Le journal intime de Benjamin Lorca paru aussi chez Verticales avant de décider mais je suis optimiste.           

 

           Ma rentrée littéraire de janvier ou Assez bouffé de bûche, replongeons le nez dans les bouquins…

Par Méthylène Craspec

Bonne année à tous les cakophiles de France et d'ailleurs…

Finie la gueule de bois, Méthylène reprend du service pour faire le tri dans tous les livres nuls de cette rentrée de janvier. Pour commencer, y a tous ceux que je sens que je vais détester : en particulier les bouquins de femmes, je sais pas pourquoi mais c'est comme ça, les romans que je déteste avec le plus de force sont souvent les bouquins de femmes. Au hasard, Balthazar : le nouveau roman de Claire Castillon (vous savez l'ex de PPDA, une jolie brunette qui se la joue névrosée), intitulé sobrement  Les cris  et qui paraît chez Fayard, éditeur qui n'a pas publié de bon livre depuis au moins quarante ans. Autre femme écrivain qui nous parle des deux seules choses qui l'intéressent dans la vie, à savoir son cul et sa plume (à quand la plume dans le cul ?) : Camille Laurens qui avec  Romance nerveuse chez Gallimard (son nouvel  éditeur suite à la prise de bec pour plagiat avec sa « collègue » de chez P.O.L., Marie Darrieussecq) nous décrit la rencontre entre une écrivain en rupture avec son éditeur et un paparazzi….je me réjouis d'avance de tant d'indigence. Et puis y a des mecs aussi : tiens Nicolas Rey, par exemple, éternel ancien espoir de la littérature française (c'est censé être ça le but du Prix de Flotte, euh pardon de Flore !) qui cherche le bâton pour se faire battre (ah les masos…) en titrant son roman Un léger passage à vide et en le publiant chez un éditeur appelé Le Diable Vauvert. Encore un bouquin pour les femmes trentenaires fans d'écrivains dépressifs à tête de Droopy, genre Benchetrit. Sinon, y a aussi des romans que j'attends désespérément tous les matins comme une lettre d'amour du facteur ou un mail d'amour (on est au XXIème siècle quand même) :  Choir d'Eric Chevillard (chez Minuit comme d'hab : ils ont intérêt à le garder vu que c'est leur meilleur auteur) qui parle des habitants prisonniers d'une île donnant son nom au roman. Mon père, amateur de polar, se réjouit à l'idée de voir Underground USA, dernier tome de la trilogie de James Ellroy (chez Rivages) entrer dans la librairie par la grande porte, alors que ma mère attend de pied ferme le mois de mars et l'arrivée du printemps pour lire l'Horizon de Modiano qui racontera une histoire d'amour des années 60 à aujourd'hui entre Paris et Berlin. Et puis pour les fans de rock, il y a Mort de Bunny Munro de Nick Cave (chez Flammarion). Comme ma « collègue », Bertille, je suis curieuse de lire Les femmes du braconnier de Claude Pujade-Renaud, consacré à la romancière et poétesse Sylvia Plath (cf le dossier sur Sara Stridsberg où elle est évoquée).

En attendant, à la crêperie, c'est la morte saison, entre la bûche et la galette des Rois…du coup, j'ai le temps de penser à mon avenir mais on n'est pas sérieux quand on a 17 ans.   

 



12/02/2010
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