Les Histoires Atroces du C.A.K.E.

Vermines du mois

Au C.A.K.E., on déteste plein de gens, qu'ils soient puissants, gravement malades, morts ou terriblement prétentieux : au lieu d'entarter à tour de bras tel le gloupier Noël Godin, nous déversons notre bile verbo-patissière en décernant régulièrement le titre de Vermines du mois à quelques foireux tocards via cette rubrique haineuse (et ça fait du bien). 

 

 

           

          

Les lecteurs les moins défoncés au crack de ce blog à la présentation aussi approximative que le look de Jean-Louis Borloo s’en sont aperçus, les « Vermines du mois » qui suivent ne sont pas celles de l’année 2011 mais 2010. Pourquoi donc ? seriez-vous en droit de beugler tels des pandas hystériques. Pure flemme de continuer ? Je-m’en-foutisme ? Remords ? Pubalgie ? Lumbago ? Absolument pas : c’est seulement que Nicéphore Pétrolette, occupé à fourbir ses armes, mettait au point dans le plus grand secret le petit texte qui va suivre, intitulé « En finir avec Nadine », adressé à la Vermine de l’année 2011, la célèbre Nadine M., membre émérite d’un certain gouvernement français qui donne envie de se carrer les doigts dans la tranchée pour lui rendre son goûter à la gueule.

 

« En finir avec Nadine », pamphlet à l’armement lourd

 

 

            MOIS DE MAI : CHARLES PASQUA

 

Charles Pasqua, le seul, le vrai, l'unique, l'ordure intégrale des années dorées du R.P.R. traficoteur et triomphant, la barrique à pastis la plus véreuse de la Ve République, mêlée de près ou de loin à toutes les magouilles politiciennes des trois dernières décennies au point de faire passer Chirac et Balkany pour de graciles enfants de chœur à la touchante ingénuité, Charles Pasqua, donc, court toujours. Mieux, il gambade. Pourquoi donc ? Parce que la justice française n'a pas hésité un instant à le délester d'une bonne partie des casseroles qui lui pendaient au cul, au moyen d'un subtil stratagème politico-judiciaire qui filerait sans difficulté la gerbe à un bonze tibétain à l'hygiène de vie pourtant irréprochable (hormis quelques rails de coke pendant les soirées organisées par David Guetta, comme Richard Gasquet). Le bon Charly, en tant qu'ancien ministre, n'a pas été jugé par un tribunal classique mais par la « Cour de justice de la République », entité saugrenue dégueulasse de veulerie dissimulée composée de sénateurs et de députés à majorité U.M.P. ! Elle est pas bonne celle-là ! Et pourquoi pas des flics enquêtant sur les bavures d'autres flics ? Quoi, les bœufs-carottes ? Merde, ça existe déjà ? Pour en revenir au gros Pasqua, il a été blanchi dans deux affaires de corruption et a écopé d'un an avec sursis pour des détournements de fonds maousses, bref, une paille, quand on sait que le vieux grognard était mouillé jusqu'au cou dans ces trois dossiers dignes du glorieux régime biélorusse auquel la France ressemble de plus en plus. Pour toutes les raisons susdites au préalable, il me semble clair que Charles Pasqua est une vermine comme on n'en fait plus : qu'il soit pendu à un chêne par les testicules pendant que des enfants trisomiques armés de barres de fer et de planches à clous le tabassent, la démocratie ne s'en portera pas plus mal et ça fera de belles images pour le 20 heures de cette tanche de Pujadas.

           MOIS D'AVRIL : SIMONE VEIL

Certes, j'aurais pu conchier ici n'importe quel locdu à la patte en bois des Jeux Paralympiques, en me gaussant des sports déjà ridicules pour les valides pratiqués par de consternantes baltringues à prothèses, tant il est vrai que certaines disciplines gagnent en intérêt quand des handicapés s'y adonnent ― qu'y a-t-il en effet de plus émouvant que de voir, durant les épreuves de bobsleigh, une bande de résidus de bidet moldaves ou lettons dévaler un toboggan gelé dans une espèce de poubelle volante lancée à 150 km/h ? ―, mais ce serait sombrer dans la facilité et je ne saurais m'y résoudre. Le « Vermine du mois » n'est donc pas un charlot en fauteuil motorisé mais l'une des femmes préférées des Français après Mimie Mathy et Rama Yade, qui a le malheur de n'être ni naine ni noire d'où sa chute dans le classement : je veux bien entendu parler de l'infecte Simone Veil. En sus de figurer dans la catégorie « catho neuneu » en compagnie de Christine Boutin et Jean-Marie Bigard, la sympathique rhumatisante à chignon a eu la riche idée d'accepter la nomination à l'Académie française. Dans son insoutenable décrépitude, elle a poussé l'indécence jusqu'à qualifier de « fierté » et de « très grand honneur » l'ignominie consistant à se voir remettre une épée en mousse et un costume affligeant, dans lequel est déjà engoncée une clique de vieillards incontinents semblant participer à une grotesque soirée déguisée d'hôpital gériatrique sans-le-sou. Moi aussi je déteste les vioques, mais est-ce une raison pour les humilier de la sorte ? Et pourquoi diantre cette bougresse se plaît-elle autant à porter des déguisements à la noix, elle qui se baladait déjà toute la sainte journée en pyjama à rayures dans les années 1940 ? Pour toutes ces raisons, la vieille Veil est une vermine et je somme les autorités compétentes d'intervenir au plus vite, afin que des C.R.S. enragés puissent la jeter dans leur petit fourgon haineux en hurlant « En voiture, Simone ! ».

 

            MOIS DE MARS : LE DALAI-LAMA

 

            Contre toute attente, la vermine du mois n'est pas Eve Angeli et son one-woman show, Valérie Pécresse et sa campagne de merde aux Régionales ou Tiger Woods chialant en conférence de presse comme une midinette trisomique à un concert de Christophe Maé, mais ce vieux chimpanzé sénile enrubanné dans une couverture dégueulasse couleur de pisse après une overdose de soupe aux potirons, j'ai nommé le Dalaï-Lama. L'atroce macaque a une fois de plus cru bon de faire le zouave devant les caméras, rien de moins qu'après avoir rencontré (en catimini) le merveilleux prix Nobel de la Paix Barack Obama, dont les troupes butent à la chaîne et au fusil automatique du civil afghan à l'heure du goûter pour se dégourdir les doigts et renforcer de belles amitiés viriles en zone pétrolifère. Soyons clair, je ne reproche pas à cette tanche arthritique de ressembler au fils caché de Sim et de Lucie, mais d'être le « chef spirituel » du bouddhisme, c'est-à-dire le leader grotesque d'une secte de crétins paralysés du cortex : qu'on accueille partout dans le monde, avec des honneurs et une profonde révérence, un type aussi con qu'un curé, un imam et un rabbin me donne envie de gerber de rage sur le rideau flashy qui lui sert de fringue ! Rendez-vous compte, ce mec-là prétend en être à sa 14e réincarnation ! Comment les gens peuvent-ils prendre au sérieux un tel clown impotent ? Comment discuter sans éclater de rire avec un tel illuminé, ce baltringue intégral doublé d'un débile profond, fieffé tocard complètement foireux à côté duquel Raël et Tom Cruise passeraient presque pour des gens sains d'esprit ? Pour toutes ces raisons, et bien d'autres que j'oublie, le Dalaï-Lama est une vermine détestable : je demande néanmoins la clémence à son égard, contentons-nous de le livrer par la peau du cul aux Chinois, ils sauront bien en tirer trente ou quarante kilos de sushis.

           

            MOIS DE FEVRIER: FRANCOIS FILLON

 

            Oui, François Fion est une vermine, et pas seulement parce qu'il est fan de la course automobile la plus ridicule du monde, les 24 heures du Mans (qui est assez con pour prendre du plaisir à voir des bolides tourner en rond pendant une journée entière sur le circuit moisi d'une ville de chiotte ?) : figurez-vous que cet empaffé de la première heure, dans un discours pathétique censé conclure le non moins pathétique débat sur l'identité nationale, a affirmé que l'objectif n°1 du gouvernement était d'éduquer les jeunes dans le civisme et, je le cite tellement c'est drôle, « de cultiver la fierté d'être Français » ! On aura tout vu ! Et pourquoi pas la fierté d'être un connard nationaliste de droite, tant qu'on y est ? Encore mieux : pour « faire connaître les valeurs de la République », un carnet du jeune citoyen va suivre les élèves dans leur scolarité du CE2 au lycée. En dépit du flot quasi ininterrompu de conneries merdiques déversé quotidiennement par les zouaves encravatés du gouvernement, je crois n'avoir rien entendu d'aussi immensément stupide depuis au moins un mois : un carnet du jeune citoyen, mon cul sur la commode ! Qui va apprendre quoi aux gamins ? Qu'il est normal de menotter en garde à vue une gosse de 14 ans en pyjama, que le chômage va baisser par miracle parce que « Sac à Merde Ier » l'a dit à Pernaut dans une émission glauque sur TF1, que la burqa menace la France, l'Europe et le monde, que l'épidémie de grippe A a été très bien gérée (sans dépenses inutiles destinées à enrichir les labos pharmaceutiques qui en ont bien besoin, c'est connu) et qu'Eric Besson est un fin pédagogue et non pas une ordure finie dont la seule vue fait gerber même les chacals ? Pour toutes ces raisons, François Fion est une vermine ― exceptionnellement, nous n'appelons pas à son extermination radicale : qu'il soit assigné à résidence au Mans à vie est une peine bien plus cruelle.

 

            MOIS DE JANVIER : PHILIPPE SÉGUIN

 

            A-t-on jamais vu homme plus insipide, ridicule et insignifiant que Philippe Séguin ? Certes non, et je peine moi-même à trouver quelque chose dont je me fous plus que la mort de cette piteuse barrique qui poussait le mauvais goût jusqu'à cumuler les tares : président du RPR du temps des magouilles foireuses, humilié lors de l'élection à la mairie de Paris par Delanoë, loser fini, has-been total de la politique relégué à compulser des notes de frais à la Cour des Comptes et supporter du PSG glauque, il n'y a chez Philippe Séguin rien à sauver, si ce n'est quelques sketchs des Guignols et un quintal et demi de bonne viandasse à jeter aux lions du zoo de Vincennes. Sa mort a néanmoins quelque chose de comique, de par la stupeur généralisée des politiques larmoyants et des journalistes sirupeux : franchement, entre nous, qu'y a-t-il d'étonnant à ce qu'un type ressemblant à un phoque obèse et diabétique dont le cœur devait être comparable à un bon gros gigot d'agneau et qui, de l'avis de tous, tapait des colères pour un oui ou pour un non, claque d'une crise cardiaque à 66 piges ? Vu le classement honteux du PSG et les performances calamiteuses de Claude Makélélé depuis le début de la saison, c'est déjà un exploit que ce pauvre Séguin ait réussi à passer l'hiver. Bref, pour toutes ces raisons, Philippe Séguin était une vermine : salut l'artiste ! 

 



12/12/2009
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